Firmin Boissin

(1835 - 1893)

Firmin Boissin est né à Vernon près de Joyeuse, en Ardèche, le 17 décembre 1835.

 

Après l'école communale, il fait des études secondaires au petit séminaire d'Aubenas et au séminaire de Viviers. Il obtient une licence ès lettres à l'université de Montpellier, il enseigne la grammaire à Cavaillon et en Avignon, puis passe quelque temps en Espagne où il gagne sa vie comme écrivain public.

 

Écrivain et Journaliste

Il se rend à Paris. Il est ensuite, employé à la bibliothèque de l'Arsenal (qui avait alors comme conservateur-administrateur Paul-Mathieu Laurent dit "Laurent de l'Ardèche") où il écrit des articles dans des revues et des journaux et où il publie ses premiers ouvrages sous le pseudonyme de Simon Brugal (patronyme de sa grand-mère maternelle).

 

En 1869, il a 34 ans, il écrit dans le "Courrier de Rouen" et en 1871 il devient rédacteur au "Messager de Toulouse". Bien que la plus grande partie de sa carrière se passe à Toulouse, il reste attaché à sa région natale, le Vivarais, sur lequel il écrit plusieurs romans historiques, dont le plus connu est Jan de la Lune, roman historique évoquant la contre-révolution en Vivarais, publié en 1877. L'histoire se déroule en partie dans le bois de Païolive et met en scène des lieux bien réels et connus de tous : La Gleyzasse, Cornillon, Saint-Eugène, etc. Mais l'écriture romanesque leur confère une portée dramatique qui se déploie en des descriptions faisant appel à l'imaginaire. Lieu de repli et cachette provisoire pour les contre-révolutionnaires de Jalès fidèles au comte de Saillans. Grottes et abris troglodytes ont fréquemment servi d'abris aux populations pourchassées, aux bandes armées et aux clandestins :

 

" La Gleyzasse est une grotte longue de deux cents pieds, large de trente et haute de soixante, dont les parties supérieures se rejoignent en ogive et forment voûte, ce qui lui donne l'aspect d'une nef d'église et lui a valu son nom. Cette nef a deux ouvertures : l'une plonge en encorbellement sur le Chassezac ; l'autre débouche sur un chemin creusé dans le calcaire… "

 

Il mène également une carrière de critique littéraire.

 

En 1887, il est élu Mainteneur de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse (société littéraire fondée à Toulouse au Moyen Âge, sans doute la plus ancienne du monde occidental).

 

Il est aussi membre de l'Ordre de la Rose-Croix. Prieur de Toulouse et Commandeur de l'Ordre, il reçoit dans ses rangs en 1858 Adrien Péladan, médecin homéopathe et frère de Joséphin Péladan.

 

Frédéric Boissin entretint une abondante correspondance avec son cousin, Camille Vielfaure qui fut député de l'Ardèche (1881-1889).

 

Frappé d'une maladie des yeux, Firmin Boissin se retire en Ardèche où il meurt en 1893 à l'âge de 58 ans.

 

Bibliographie

1867 : Opinion d'un catholique sur les idées de Madame Aubray, Paris

1868 Nos prédicateurs (Portraits et silhouettes), Paris,

1868 : Études artistiques : Salon de 1868

1869 Des étrennes du point de vue symbolique, Orléans

1869 : Visionnaires et illuminés

1875 : Restif de la Bretonne Paris, Paul Daffin, Libraire-Éditeur, Rue Guénégaud.

1868 L'œuvre d'une libre croyante, Paris & Toulouse.

1878 : Le Vivarais et le Dauphiné aux Jeux floraux de Toulouse.

1879 : Frédéric Mistral et les Félibres

1883 : La Jacquerie dans le Vivarais de 1789 à 1793 (Simon Brugal)

1883 : Un épisode de la Révolution dans le Bas-Vivarais

1885 : Les Camps de Jalès

1887 : Jan de la Lune

1888 : Le paysan dans la littérature contemporaine

1889 : Le Schisme constitutionnel dans l'Ardèche. Lafont-Savine, évêque-jureur de Viviers (Simon Brugal)

1890 : Excentriques Disparus

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